

Une poésie pour diriger et ventiler la colère et la rage qui montent impétueuses et pétulantes.
Une poésie pour se recentrer dans ce monde instable, capricieux où les hommes politiques, ces empereurs sans habit, pontifient sans arrêt dans un vacarme vain, futile et insignifiant.
Une poésie pour sortir de ce tunnel de propagande annoncée où tout le monde parle et personne n’écoute vraiment.
Après ce week-end et un début de semaine hallucinant et imprégné de railleries, de dédain et d’insolence et les semaines de campagne à venir, il a été nécessaire de trouver une soupape, un moment de répit.
« Payer maintenant vivez plus tard parce qu’il faut vivre, ils nous le disent, il faut vivre notre jeunesse, il faut vivre mieux et vivre fort vivre en meilleures vivre en dents droites vivre en investissements sécurise vivre en ventre plat vivre en langues propres vivre en sac de poubelle neuf qui sent le lilas vivre vite et bien jusqu’à la moelle. Nous ne comprenons pas, tout ce que nous voulons c’est lire tranquillement. Est-ce que c’est possible quelques part ? »
Accorder le verbe ailleurs. Frédérique Marseille. Les éditions de ta mère, 2026. p. 63. (Édition numérique)

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