



Inspiré de «It’s Friday, what are you reading? » #FridayReads de LibraryThing, le rendez-vous hebdomadaire des membres de Listy et LibraryThing.
PAL estivale 2026
Fred Vargas est une de mes autrices chouchous.
Une des rares dont je conserve un titre non lu (Sans feu ni lieu. Les évangélistes #3) sur mes rayons de bibliothèque au cas où il n’y aurait jamais plus de nouveaux titres.
J’ai le même tic avec les auteurs disparus. J’ai toujours le dernier Philip Marlowe de Raymond Chandler (Playback) qui m’attend patiemment depuis dix ans.
J’attaque la deuxième brique de mon défi de lecture estivale (Une unique lueur), le dernier Vargas, le treizième Adamsberg, avec bonheur et un brin d’angoisse.
Et si c’était le dernier. Les fans de l’autrice attendent impatiemment chaque nouvel opus dans l’univers Adamsberg.
Les membres, tout aussi surprenants et hétéroclites de la brigade criminelle du XIIIe arrondissement, nous sont chers. Violette, Estalère (mon favori), Danglard et tous les autres marginaux qui forment la troupe d’Adamsberg sont attendus ardemment.
Aborder une œuvre si touffue peut sembler hasardeux. Mais Vargas et son univers Adamsberg décalé ne sont pas si difficiles à percer, l’embarquement se fait à mi-chemin.
Le raz-de-marée Jean-Baptiste Adamsberg a explosé avec le quatrième titre « Pars vite et reviens tard » en 2001. Prix des libraires, Grand prix des lectrices de Elle, meilleur roman francophone, « Pars vite et reviens tard » met Adamsberg sur le devant de la scène.
Deux romans « L’homme aux cercles bleus (1991) » et « L’homme à l’envers (1999) » et un roman graphique, « Les quatre fleuves (2000) », constituaient l’univers Adamsberg à ce moment.
« Pars vite et reviens tard » est la meilleure gare pour embarquer dans le train Vargas.
J’ai dérogé de ma tendance rigide à lire en ordre chronologique avec Vargas pour mon plus grand bonheur.
C’est un brillant et excentrique thriller. C’est une excellente introduction à Adamsberg et tous ces tics, ces instincts étourdissants. C’est l’initiation à l’équipe de marginaux qui entourent Jean-Baptiste. Vargas a créé une tapisserie de personnages et une bête noire affolante, la menace du retour de la peste noire.
Vargas utilise l’histoire, la psychologie et une organisation peu orthodoxe des fils de l’intrigue pour amener les lecteurs et lectrices au cœur de l’histoire. Les pages défilent et défilent, on les tourne, on les tourne pour connaître le prochain indice, voir l’action suivante du tueur et applaudir la contre-mesure d’Adamsberg.
C’est une excursion magnifique dans un imaginaire juste un peu décalé, mais au combien riche ! Bonus on apprend plein de choses amusantes.
Maintenant accrochés, vous pouvez partir à la conquête de l’univers Adamsberg à ces débuts: rencontrez Camille, la bien aimée de Jean-Baptiste, partez à la chasse aux loups-garous et assoyez-vous sur un banc devant le commissariat.
« Pars vite et reviens tard » occupe une place de choix dans ma liste de mes Vargas préférés.
J’envie ceux pour qui cela sera une première lecture.
Mes Vargas favoris
« Pars vite et reviens tard »
Le premier et celui qui démarra le train.
Disponible en numérique et audionumérique à BAnQ.
« Un lieu incertain »
Adamsberg à Londres. Les souliers avec les pieds coupés alignés devant le cimetière de Highgate et la ligne extrêmement mince entre la réalité et le surnaturel. Un Vargas « vintage ».
« Temps glaciaires »
L’Islande. Un bout de pays glacé, une intrigue dont les fils sont posés un à un, amenant lentement mais sûrement les lecteurs et lectrices vers une conclusion que l’on devine, mais ne voulons pas croire.

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