C’est vendredi, que lisez-vous ?

Inspiré de «It’s Friday, what are you reading? » #FridayReads de LibraryThing, le rendez-vous hebdomadaire des membres de Listy et LibraryThing.

Un mois de mars maigre en lecture, seulement deux livres.
Mais deux livres chouettes.
Deux livres qui ont chassé la grisaille de mars.
Des petits rayons de soleil bien nécessaires.

Sara Lövestam. Chacun sa vérité. Laffont, 2016. BAnQ numérique et audionumérique.

Résumé
Kouplan vit depuis trois ans en Suède en situation irrégulière. Sa demande d’asile a été rejetée et il ne peut rentrer en Iran sans risquer pour sa vie. Tout en échappant à la vigilance des autorités, il décide de trouver un travail. C’est alors qu’à la demande d’une femme, il se lance dans une enquête pour retrouver un enfant kidnappé. Grand prix de littérature policière 2017 (roman étranger).


Sara Lövestam a créé une série de romans policiers noirs différente avec un détective amateur atypique.

Kouplan survit difficilement. Sans-papiers. La peur. La faim. Une survie précaire au quotidien est sa seule réalité. Réfugié iranien à Stockholm, il doit vivre tout en étant invisible, discret. Il doit se fondre dans la masse, ne pas attirer l’attention de personne.

Ex-journaliste, Kouplan croit trouver une manière de survivre sous le radar en offrant ses services de détective à ceux qui ne peuvent pas s’adresser au service de police. Il a l’expérience de fouiller, de trouver des réponses et une capacité d’observation ultra vigilante.

Lövestam a pris le parti de raconter une histoire policière classique juste un petit peu décalée. Le décalage se fait peu à peu, sous le radar, comme Kouplan.

Sans violence graphique. Plutôt un bourdonnement sombre de fureur sourde qui annonce une tempête.

Des non-dits qui expriment avec force les tourments, la souffrance de Kouplan mais aussi de Pernilla qui cherche sa petite fille, Julia, l’angoisse de la petite fille.

Une très belle découverte d’une autrice originale. Une série policière de nordique noir atypique, étonnant.

Il existe quatre titres dans cette tétralogie « Kouplan ».

Syou Ishida. Chats sur ordonnance. Albin Michel, 2024.

Autrice japonaise, Syou Ishida s’inscrit dans la tendance littéraire forte des romans de guérison « feel good » ou iyashi-kei.

Chats sur ordonnance coche les trois axes de la tendance :

Bulle de réconfort
Présence de chats
Douceur et profondeur

Suite de petites histoires avec un lien central, la clinique psychologique de Nakagyô au cœur de Kyoto. Clinique mystérieuse, secrète que l’on trouve seulement lorsque notre état le demande.

Est-ce que la clinique existe vraiment ? Ou est-elle le fruit de notre espoir de trouver une réponse à notre souffrance ?

Ishida réussit à allier réalisme magique et réconfort.

Un baume littéraire pour un mois de mars lugubre.

Si vous voulez explorer le genre, il existe plusieurs romans, certains très connus, d’autres plus nichés, d’autres récents.

La série de Toshikazu Kawaguchi débutant avec « Tant que le café est encore chaud »;
Le roman de Sawako Natori « Un printemps au goût de mochi » 2025;
Le roman de Noriko Onuma « La boulangerie de minuit » 2025;
Le roman de Yôko Ogawa « La formule préférée du professeur » publié en 2003. Magnifique roman sur les relations familiales choisies;
Le roman de Durian Sukegawa « Les chats de Shinjuku » 2024.